Pourquoi mettons-nous les contrats d’énergie sous surveillance 18 mois avant leur échéance ?

Votre contrat d’électricité ou de gaz se termine le 31 décembre 2029.

Publié le 27 septembre 2026 — par l'équipe Sobria

Votre contrat d’électricité ou de gaz se termine le 31 décembre 2029.

À quel moment devez-vous commencer à préparer le suivant ?

Décembre 2029 ?
Six mois avant ?
Au moment où votre fournisseur vous adresse sa proposition de renouvellement ?

Chez Sobria, nous préférons commencer beaucoup plus tôt.

En règle générale, nous plaçons les contrats sous surveillance environ 18 mois avant leur échéance.

Non pas pour acheter systématiquement 18 mois à l’avance.

Mais pour nous donner le choix du moment où nous achèterons.

Et cette différence est fondamentale.

Une échéance contractuelle ne devrait pas dicter votre date d’achat

Lorsqu’une entreprise attend les dernières semaines de son contrat pour consulter le marché, elle se retrouve dans une situation simple :

elle doit acheter.

Que les marchés soient favorables ou non.

Si les prix sont bas, tout va bien.

Mais si une crise géopolitique, un épisode climatique, une tension sur le gaz ou un événement affectant la production électrique fait brutalement monter les marchés, l’entreprise dispose de très peu de temps pour attendre une éventuelle détente.

Elle devient en quelque sorte prisonnière de son échéance.

Notre méthode consiste précisément à éviter cette situation.

18 mois de surveillance ne signifient pas 18 mois d’engagement

C’est une distinction importante.

Lorsque nous commençons à suivre un contrat 18 mois avant son échéance, notre recommandation peut parfaitement être :

« Aujourd’hui, nous ne faisons rien. »

Puis encore la même chose la semaine suivante.

Et le mois suivant.

L’objectif est de disposer d’une période suffisamment longue pour observer le marché et attendre qu’une fenêtre intéressante apparaisse.

Cela peut conduire à contractualiser 15 mois avant l’échéance.

Comme cela peut conduire à attendre 9 mois, 6 mois ou davantage.

Nous ne fixons pas à l’avance la date d’achat. Nous préparons la capacité à prendre la décision lorsqu’elle devient pertinente.

Le marché de l’énergie ne fonctionne pas uniquement au jour le jour

Lorsqu’on entend parler du prix de l’électricité, il est fréquent de penser au prix du jour.

Mais une entreprise dont le futur contrat commencera en 2029 ne doit pas uniquement regarder ce que vaut l’électricité aujourd’hui.

Elle doit notamment regarder ce que le marché valorise pour l’année pendant laquelle elle consommera cette énergie.

Les marchés permettent en effet d’acheter et de vendre de l’électricité pour des livraisons futures : mois, trimestres ou années.

On parle notamment de produits à terme ou de blocs annuels.

Le marché peut donc afficher simultanément des niveaux très différents pour une livraison en 2027, 2028 ou 2029.

C’est notamment pour cette raison qu’une phrase comme

« L’électricité coûte actuellement X €/MWh »

est insuffisante pour prendre une décision d’achat professionnelle.

La vraie question est

« Quelle énergie devons-nous acheter, pour quelle période, et à quel moment devons-nous la sécuriser ? »

Pourquoi les prix peuvent-ils évoluer autant ?

Parce que le prix de l’énergie intègre en permanence de nouvelles informations.

Pour l’électricité, peuvent notamment intervenir

la disponibilité du parc nucléaire ;

la production hydraulique ;

les prévisions éoliennes et solaires ;

les températures ;

les niveaux de consommation ;

le prix du gaz ;

le prix du CO₂ ;

les capacités d’interconnexion européennes ;

les tensions géopolitiques ;

ou encore les perspectives économiques.

Une information importante peut donc modifier rapidement les anticipations du marché.

Les marchés de gros restent structurellement exposés à la volatilité et aux événements géopolitiques, même après la stabilisation progressive observée depuis la crise énergétique de 2022-2023.

C’est précisément pour cela que nous préférons disposer de temps.

Plus l’échéance approche, plus votre liberté diminue

Imaginons une entreprise dont le contrat arrive à échéance dans 18 mois.

Si le marché est défavorable aujourd’hui, elle peut attendre.

S’il reste défavorable le mois prochain, elle peut encore attendre.

Si une forte tension internationale provoque une hausse temporaire, elle dispose potentiellement de plusieurs mois pour observer la situation.

À l’inverse, si cette même entreprise commence à travailler son renouvellement trois semaines avant son échéance, elle ne dispose pratiquement plus de cette liberté.

Elle devra choisir parmi les conditions disponibles à ce moment précis.

C’est donc paradoxal

plus on anticipe, moins on est obligé d’acheter tôt.

Parce qu’anticiper donne justement le droit d’attendre.

Première étape : connaître parfaitement l’existant

La veille marché ne constitue pas la première étape de notre travail.

Avant de réfléchir au futur contrat, nous cherchons d’abord à comprendre celui qui existe déjà.

Nous pouvons notamment analyser

les 12 dernières factures ;

la consommation annuelle ;

la saisonnalité ;

les puissances souscrites et atteintes ;

les postes horosaisonniers ;

la répartition entre fourniture, acheminement et fiscalité ;

les conditions prévues au contrat ;

les éventuelles anomalies de facturation ;

les évolutions futures de consommation ;

et les projets de l’entreprise.

Cette dernière partie est particulièrement importante.

Une extension de site, une nouvelle ligne de production, un projet photovoltaïque, une électrification d’un process ou au contraire une baisse programmée d’activité peuvent profondément modifier le prochain besoin énergétique.

Nous ne voulons donc pas simplement renouveler un contrat.

Nous voulons définir le contrat correspondant à l’entreprise de demain.

Ensuite, préparer l’appel d’offres avant de le déclencher

Une fois le besoin identifié, nous pouvons préparer le dossier fournisseur.

Données de consommation, courbes de charge, puissances, prévisions, sites concernés, exigences contractuelles, besoins en énergie renouvelable, projets futurs…

Le dossier peut être préparé avant même que nous décidions de consulter.

Ainsi, lorsque le marché devient intéressant, nous pouvons être beaucoup plus réactifs.

C’est une différence essentielle.

La préparation peut prendre du temps. La décision d’achat, elle, peut parfois devoir être très rapide.

Premier appel d’offres : comprendre le marché

Lorsque nous jugeons qu’il est pertinent de consulter, nous pouvons interroger plusieurs fournisseurs.

Mais notre travail ne consiste pas uniquement à classer les prix reçus.

Nous analysons également

les conditions générales et particulières ;

les bandes de tolérance ;

les engagements de consommation ;

les frais annexes ;

les possibilités d’indexation ;

les conditions de révision ;

la qualité des garanties d’origine ;

la durée ;

les conditions de sortie ;

et la flexibilité proposée.

Une offre légèrement moins chère n’est pas nécessairement une meilleure offre.

Puis vient une étape fondamentale : la veille

Une première consultation peut permettre d’identifier les fournisseurs les plus pertinents sans pour autant déclencher immédiatement la signature.

Nous pouvons alors conserver une sélection restreinte de fournisseurs et continuer à suivre le marché.

Si les prix évoluent favorablement, nous demandons une réactualisation des offres.

Le client ne repart donc pas de zéro.

Les fournisseurs connaissent déjà le dossier.

Le besoin est défini.

Les consommations ont été analysées.

Les conditions contractuelles ont déjà été étudiées.

Il devient alors possible de réagir beaucoup plus rapidement.

Définir un prix cible plutôt que rechercher le point bas absolu

Personne ne peut connaître à l’avance avec certitude le point le plus bas d’un marché.

Attendre systématiquement « encore un peu moins cher » peut conduire à laisser passer une bonne opportunité.

Nous préférons donc travailler avec une autre logique

définir ce qui constitue un prix acceptable pour l’entreprise.

Cette réflexion peut intégrer

le budget ;

les prix historiques ;

le niveau actuel du marché ;

les risques identifiés ;

la visibilité recherchée ;

et la stratégie financière de l’entreprise.

Lorsqu’une fenêtre compatible avec ces objectifs apparaît, la décision devient beaucoup plus rationnelle.

Nous ne cherchons pas à deviner l’avenir.

Nous cherchons à créer les conditions permettant de prendre une bonne décision lorsqu’une opportunité se présente.

Le fournisseur compte. Le moment où vous l’interrogez aussi.

Deux entreprises comparables peuvent sélectionner exactement le même fournisseur.

Pourtant, elles peuvent obtenir des conditions très différentes simplement parce qu’elles n’ont pas acheté au même moment.

C’est pourquoi limiter une stratégie d’achat d’énergie à

« Quel fournisseur est le moins cher ? »

nous paraît trop restrictif.

Il faut également se demander

« Quand avons-nous demandé son prix ? »

La négociation commerciale est importante.

Mais elle intervient sur un marché qui peut lui-même évoluer significativement.

Une excellente négociation réalisée pendant une mauvaise fenêtre de marché peut ainsi rester moins intéressante qu’une consultation correctement préparée et déclenchée à un moment plus favorable.

La veille ne s’arrête pas au prix de l’électricité

Chez Sobria, la surveillance ne consiste pas simplement à regarder une courbe monter ou descendre.

Nous cherchons à comprendre pourquoi elle évolue.

Cela suppose notamment de suivre

les marchés de l’électricité ;

les marchés du gaz ;

le CO₂ ;

les fondamentaux de production ;

les niveaux de stockage de gaz ;

la météo ;

la disponibilité nucléaire ;

les événements géopolitiques ;

et les évolutions réglementaires susceptibles d'affecter les entreprises.

Les marchés à terme français sont d'ailleurs réellement actifs sur plusieurs années de livraison. La CRE constate une progression des échanges sur les maturités longues, même si les échéances les plus lointaines restent moins liquides que les produits proches.

Cette profondeur de marché permet précisément de commencer à réfléchir bien avant la fin effective d’un contrat.

Pourquoi 18 mois ?

Les 18 mois constituent chez Sobria un horizon de travail, et non une règle réglementaire ou une obligation de marché.

Nous considérons simplement que cette période offre généralement un bon compromis

assez tôt pour avoir plusieurs fenêtres potentielles devant soi,

mais suffisamment proche de l’échéance pour commencer à travailler concrètement la future fourniture avec les acteurs du marché.

Selon le profil du client, sa consommation, les produits accessibles et les conditions de marché, cette stratégie peut évidemment être adaptée.

Une entreprise consommant quelques centaines de MWh n'a pas nécessairement les mêmes possibilités qu'un industriel consommant plusieurs GWh.

Notre rôle consiste précisément à adapter la méthode.

Attendre peut aussi être une recommandation

C’est probablement l’une des principales différences entre notre approche et une logique exclusivement transactionnelle.

Chez Sobria, nous sommes rémunérés par nos clients et ne percevons aucune commission fournisseur.

Nous n’avons donc aucun intérêt économique particulier à ce qu’un contrat soit signé aujourd’hui plutôt que dans trois mois.

Si nous considérons que les conditions ne justifient pas encore une décision, notre recommandation peut simplement être :

attendons.

Et continuons à surveiller.

Cette indépendance nous permet de replacer la décision d’achat au centre de la mission.

Anticiper pour ne jamais acheter sous contrainte

Mettre un contrat sous surveillance 18 mois avant son échéance ne signifie donc pas acheter 18 mois en avance.

Cela signifie disposer de 18 mois de possibilités.

Possibilité d'attendre.

Possibilité de consulter.

Possibilité de comparer.

Possibilité de réactualiser.

Possibilité de laisser passer une période de tension.

Et possibilité de saisir une fenêtre de marché lorsque les conditions correspondent aux objectifs de l'entreprise.

Chez Sobria, nous considérons qu’une stratégie d’achat d’énergie ne commence pas lorsqu’un contrat arrive à échéance.

Elle commence lorsque l’entreprise dispose encore du temps nécessaire pour choisir.

Le bon fournisseur compte.
Le bon contrat compte.
Le moment d’acheter aussi.

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